BIENVENUE A TOUS SUR THE OTHER SIDE ! :rebondit:
Nous sommes heureux de vous accueillir sur cette deuxième version, les nouveautés se trouvent ici, n'hésitez pas à poster à la suite. :cute:
VOUS POUVEZ AIDER LE FORUM SI VOUS LE VOULEZ :
En postant sur notre fiche bazzart, fiche prd et voter au top-site ! :sauchou:

Partagez | 

 waking up to ash and dust ↣ MIAM


avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 98
Age : 26
Célébrité : Dylan Rieder le magnifique.
Pseudo internet : Luckylau.
Arrivé le : 18/01/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi : UC

- Gemma, la frangine
- Dasha, l'escort de coeur
- Raphael, le meilleur ami, le coloc
- Maria, la sex'friend
- Anwar, l'ami d'enfance, ambiguité possible
- Jo, je ne sais plus exactement mais si je la mets pas, adèle va me taper
- Mary, la tête dure que je finis par apprécier
- Skyler, l'ex qui a avorté dans mon dos
- Nathaniel, l'idiot sexy qui joue avec le cœur d'Ella
- Ella, une petite sœur de subtitution

- Frappez-moi par mp si je vous ai oublié.
(#) Mar 23 Fév - 21:47


Liam il a une gueule de bad-boy. Une gueule négligée. Une barbe de trois jours - ou plus -, un skate délabré, un jean déchiré, des tatouages non identifiables. Liam il n'a pas la tête du mec qu'on a envie d'emmerder. Je n'ai donc pas une tête qu'on a envie d'emmerder. Et pourtant, ça ne m'a pas empêché de devoir me servir de mes poings pour me défendre pendant mes années collèges, lycées et même pendant les années les plus récentes. Il faut dire que je n'ai jamais été vraiment le mec qui fuit le combat mais plutôt celui qui le provoque. Celui qui fait le dur, celui qui cherche, celui qui sort les crocs face à  la brebis égarée. Parce qu'il faut faire souffrir avant de souffrir, parce qu'il faut taper avant de prendre des coups, parce que la défense n'est pas une bonne méthode. Parce que l'attaque en est une. Et l'attaque, c'est peut-être face à elle que je vais devoir me confronter ce soir. Parce que ce soir, je vais chez lui. Ace. Ace Blake. Un p'tit mafieux, dealer, rebelle, délinquant ou je ne sais quel autre titre on peut donner à ce mioche des rues. Ce mioche a mon âge mais je l'a toujours considéré comme un mioche. Parce qu'il agit comme un gosse, parce qu'il est un gosse, parce qu'il est irresponsable. Parce que je devais le ramener au foyer quand on était ado pour éviter qu'il ne se fasse encore virer. Parce que j'devais lui enlever l'goulot d'vodka du gosier pour ne pas devoir l'amener une nouvelle fois aux urgences. Parce que c'est un gosse. Mais c'gosse, il a grandi. C'gosse il ne consomme pas que des substances licites et félicitées par le gouvernement. Parce que ce gosse il devait de l'argent à je ne sais qui, parce qu'il est venu pleurer à ma porte, parce qu'il était en galère, qu'il sait comment je suis. Et parce que j'ai fait intermédiaire, je lui ai sauvé la mise, je lui ai sauvé ses dents mais j'attends toujours une partie d'mon fric. Je prête, je sauve la mise mais j'suis pas un con Blake, j'suis pas l'mec que tu vas arnaquer. J'suis pas l'mec que tu vas laisser sur le carreau et je pensais qu'avec le temps, tu l'avais compris.

Mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas le cas et tu me forces à venir taper à ta porte. Tu m'forces à venir mettre les pieds à New-York. Ma ville de cœur, certes. La ville qui m'a fait grandir, certes. Mais ce n'est pas forcément la ville que j'avais envie de voir ce soir là. L'appartement de Maria aurait été bien plus confortable pour passer ma nuit, tu vois ? Alors non, je n'suis pas de bonne humeur. Tu fais l'mort, tu réponds plus, tu fais l'mec disparu. Mais crois moi, j'espère que t'as de quoi m'payer sinon tu n'auras plus besoin de simuler ta mort bien longtemps. J'suis gentil, trop gentil, mais faut pas m'prendre pour un con et tu l'sais. Et il le sait. Alors j'pointe ma bouille devant chez lui, ma veste en cuir noir sur le dos, mon jean de la même couleur sur le cul, une clope éteinte en bas de l'immeuble et je grimpe les étages qui me séparent de lui. Et ça crie. Et j'entends des cris. Comme des coups. Des verres brisés. Des chocs. Ca vient de là dedans. Ca vient d'Blake. Et mon poing s'écrase sur la porte. Une fois. Deux fois. Le son se calme à l'intérieur, comme si mes coups l'avaient calmé. Un silence se fait. Mais personne n'ouvre. Alors mes phalanges viennent heurter une fois de plus le bois de la porte alors que mes cordes vocales s'animent : " Blake, fais pas l'con. J'partirai pas d'ici sans mon fric. " Je sais qu'il m'entend. Je sais qu'il m'a reconnu. Je le sais. Il n'a plus qu'à ouvrir la porte. Vite. Très vite.  
Voir le profil de l'utilisateur http://www.theothersiderpg.org/t1058-et-tu-f-ras-quoi-cane-dis-

avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 30
Age : 20
Célébrité : tupper.
Pseudo internet : arctic.
Arrivé le : 19/02/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi :
(#) Mar 23 Fév - 23:09


waking up to ash and dust
liam & mia
toujours la même histoire. répétée. en boucle. sans arrêt. sans relâche. jusqu'à ce qu'elle s'insinue, sournoisement, dans les veines. sous la peau. tracé indélébile, sous la peau diaphane. elle avait rien d'mandé. elle voulait pas tout ça, mia. elle voulait une vie normale, avec des parents. un frère. une sœur. un chien, peut-être bien. elle voulait sentir le soleil sur sa peau, le souffle du bonheur couler sur son visage. dans l'fond, elle voulait pas grand chose. rien d'bien exceptionnel. faut croire que l'destin était pas d'accord. qu'il voulait pas lui donner, cette putain de liberté. au lieu d'ça, elle est condamnée à vivre la même histoire. le même schéma, qui l'abime. qui l'attaque. comme de l'acide. comme une flamme, vive et sournoise. condamnée. damnée. quelle différence. ce soir, y'en a pas. ce soir, encore, c'est juste mia, qui n'avait rien demandé, si ce n'est un peu d'amour. d'attention, aussi. elle continue d'chercher, quelque chose de bon, chez ace. peut-être parce qu'il est là, lui. au moins. peut-être parce que c'est son frère, et que quelque part, il doit y avoir quelque chose de bon. elle en est persuadée. à en crever. à tout pardonner, à s'ouvrir les veines, en disant qu'elle est désolée. qu'il avait raison, depuis l'début, que tout ça c'est d'sa faute. que c'est qu'une conne, que c'est qu'un poison, qu'elle le tue à petit feu. elle serait prête à dire oui, à avouer. à s'excuser, sans relâche. à en crever. et ça va arriver, un jour, probablement. trop tôt, surement. et ce soir, encore, ace est ivre. elle reconnait, cette même colère noire, dans ses yeux bleu. elle le connait. c'est la même colère d'ado, qui l'a suivie trop longtemps. qui a du rentrer en lui, finalement. qui doit le ronger, qui le ronge. ce soir, ace n'est pas fréquentable. mais est-ce qu'il l'est vraiment, dans l'fond. pas vraiment. mais ce soir, encore, c'est mia qui va faire les frais de son ivresse. de tout l'reste. de sa colère, noire et froide. de tout ce qu'il a pris. elle sait que c'est pas légal. qu'il vend n'importe quoi, à n'importe qui. qu'il achète, beaucoup, aussi. et ce soir, encore, elle s'inquiète pour lui. en silence, elle s'approche. le regarde. l'observe, de ses grands yeux. elle sait pas quoi dire, elle voudrait le réconforter, lui dire qu'il va bien. qu'ils vont bien. que la vie c'est qu'une salope, mais que c'est pas d'sa faute, à elle non plus. elle voudrait lui dire de se calmer, quand elle le voit tourner en rond. comme un lion en cage. comme un chien fou. il a encore cette bouteille à la main, à demi-vidée, d'son liquide ambré. elle le regarde, avec ce regard douceur. qui pourrait guérir le monde entier. douce mia. qui s'approche, à petits pas. dans l'appartement miteux, tout petit. trop petit. elle dit son prénom, d'une voix douce. elle marche, pieds nu sur l'carrelage froid. c'est tard, elle devrait aller s'coucher. c'est minuit passé, surement plus. son client du soir est déjà satisfait. la gamine-pute a déjà fait son taf. mais au lieu de devenir une fille sauvage, elle est douce. au lieu de s'éloigner, elle s'approche. elle devrait pas. sa main tremble un peu. il lui fait peur, ace. quand il est comme ça. tout le temps, en fait. elle le craint, presque continuellement. son short de pyjama, qui couvre à peine ses grandes jambes d'ado. ouais, elle ressemble pas à la fille qu'elle devrait être, avec ses longs cheveux et son sourire doux. avec ses yeux bleus, bleu océan. bleu douceur. bleu qui répare. elle voudrait juste réparer ace. alors ses doigts effleurent son avant-bras. et elle regrette, immédiatement. elle fait un pas en arrière, prudemment. ace c'est un prédateur, et ça suffit à activer son instinct. proie qui recule, proie à achever, encore. elle voit, l'ivresse dans ses yeux noirs, désormais. la bouteille dans sa main s'écrase contre le mur, derrière elle. pas loin. elle sursaute, la gamine. la peur, doucement, qui vogue dans ses yeux. elle tremble, doucement. elle va perdre le combat parce qu'elle refuse de se battre. ace, s'il te plaît... sa voix se brise. se casse. en mille morceaux. sa lèvre tremblotte, pathétiquement. il ricane, simplement. il lui dit ces mots qu'elle connait par cœur. c'est qu'une trainée. une pute. elle est pathétique. elle est minable. elle devrait crever de honte. c'est de sa faute. tout. la vie, la mort. leurs poches vides. leurs cœurs douloureux. leurs esprits corrompus, bridés. tout ça. une larme roule et un poing se lève. elle dit des mots doux, d'sa voix qui tremble. mais les mots doux n'résonnent plus que comme des cris. qui sortent de sa gorge quand le poing s'abat. elle voulait juste l'aider. le comprendre. l'aimer. et son poing entaille la peau. fend la lèvre, le cœur. la gamine fait pas le poids, jamais. sa voix se brise dans un petit cri, de douleur. il gueule, lui aussi. peut-être qu'il se déteste, peut-être qu'il aime bien ça, dans l'fond. les larmes roulent, les larmes coulent. mia qui voltige, sous la force d'un coup. crâne qui cogne contre l'mur. sang contre le crépi bleu douteux. sang contre le mur. c'est fréquent. c'est habituel. comme les coups. comme les larmes et le sang. les plaies et la douleur. c'est juste une habitude. son corps, au sol. ace, le regard fureur. les phalanges en sang, probablement. le poing contre la porte. une fois. deux fois. fort. ace qui se fige. qui fronce les sourcils. et mia, le corps ramassé au sol, ses genoux contre sa poitrine. la respiration saccadée, bordélique. les cheveux devant l'visage. le crâne douloureux. le corps en miette, l'âme en sang. les sanglots silencieux. la voix qui résonne. froide. forte. elle a peur, mia. elle aime pas, le sang. la violence. la colère. elle aime pas, et elle y est confrontée tous les jours, depuis toujours. ace, il est figé. l'visage décomposé. il est nerveux. il jette à peine un regard dédaigneux à mia. regard noir. ivresse. il souffle, trop nerveux. la porte entre-ouverte, l'corps de son frère devant. elle voit pas l'gars. ça doit être un gars comme son frère, un gars bien dans l'fond, qui s'perd juste trop souvent. yo liam. je...j'ai pas ton argent. mais demain, jte promet. j'ai un client qui va payer. demain. il n'a pas l'argent. elle le sait, mia. il n'a pas d'argent pour payer l'loyer. encore moins pour rembourser ses dettes. mais elle a peur, pour lui. qu'il lui arrive quelque chose. qu'il soit blessé. qu'on lui casse la gueule pour des conneries. elle voudrait l'soigner, l'protéger. naïve gamine, incapable d'se protéger toute seule. dans l'fond, elle a peur de lui aussi. qu'il recommence. qu'il frappe encore. qu'il insulte. qu'il blesse. qu'il détruise. elle a mal. sa lèvre inférieure, en sang, tremble, continuellement. ses genoux contre sa poitrine, la pommette en sang, l'front en sang. elle pourra pas travailler demain. ni le jour d'après. mais elle pense pas à ça. parce que ace se décale, si peu. à peine. mais elle voit l'visage du brun, en face de lui. ses yeux croisent les siens, ses yeux azur agrippent à peine les siens. peut-être qu'il la voit. mais non. probablement pas, parce que mia, personne ne la voit.

electric bird.

_________________

nous fûmes le futur, nous fûmes grandeur. nous sommes oubli, nous sommes douleur.

Voir le profil de l'utilisateur

avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 98
Age : 26
Célébrité : Dylan Rieder le magnifique.
Pseudo internet : Luckylau.
Arrivé le : 18/01/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi : UC

- Gemma, la frangine
- Dasha, l'escort de coeur
- Raphael, le meilleur ami, le coloc
- Maria, la sex'friend
- Anwar, l'ami d'enfance, ambiguité possible
- Jo, je ne sais plus exactement mais si je la mets pas, adèle va me taper
- Mary, la tête dure que je finis par apprécier
- Skyler, l'ex qui a avorté dans mon dos
- Nathaniel, l'idiot sexy qui joue avec le cœur d'Ella
- Ella, une petite sœur de subtitution

- Frappez-moi par mp si je vous ai oublié.
(#) Jeu 25 Fév - 22:30


Le silence. Le silence est encore plus pesant que le bruit si on y réfléchit bien. Le bruit, les chocs, les brisures que j'entendais dans cet appartement, j'étais plus ou moins en capacité de les identifier. De savoir que quelque chose vivait, là-dedans. Se battait peut-être mais vivait. Avec le silence, on ne peut être sur de rien. Absolument rien. Aucune certitude de vie, aucune certitude de présence. L'attente est horrible aussi. L'attente est la pire des choses, la pire des tortures. D'autant plus quand on est doté d'une imagination débordante comme celle dont je peux faire preuve. Un mec simple se serait dit que son pote essayait simplement de jouer le mort pour n'pas payer. Mais ce n'est pas ce que je me dis, ce n'est pas ce qui me passe par la tête, ce n'est pas la peur qui me hante. Parce qu'Ace, je le connais. Ce n'est pas un ami, ce n'est pas un frère, ce n'est même pas un collègue mais j'le connais. Depuis longtemps. Bien trop longtemps. Et j'sais qu'avec lui, tout peut dégénérer. Trop vite. Bien trop vite. Parce qu'il est imprévisible, intenable. Qu'il peut très bien s'foutre en l'air en m'sachant derrière la porte. Parce qu'il peut très bien s'battre à mort dans son propre appartement. Battre quelqu'un à mort. Parce qu'il s'drogue et qu'il gère pas son état. Parce qu'il boit sans gérer son foie et ses neurones. Parce qu'il n'a jamais rien gérer Ace. Jamais. Et je suis  prêt à parier que ce soir ne fera pas exception à la règle. Alors j'attends. Mes poings se serrent, mes bras se secouent légèrement d'avant en arrière le long de mon corps. L'impatience. L'impatience me ronge. Et puis la porte s'ouvre, enfin.

La porte s'ouvre sur lui, sur l'coin d'son visage, sur ses airs de bad-boy qui s'excuse presque d'exister quand il s'adresse à moi. Tu perds toute crédibilité Blake, j'espère que tu l'sais. Mais ça ne me rassure pas. Je n'aime pas sa réponse. Je n'aime pas son attitude. Sa réponse parce que je n'aurais pas mon argent. Son attitude parce qu'il cache quelque chose. Pourquoi ai-je toujours besoin de jouer les héros ? Je ne sais pas, c'est comme ça, c'est plus fort que moi, je ne parviens pas à m'en défaire, à agir autrement. Alors je l'écoute me répondre, je l'écoute retarder l'échange, ma mâchoire se serre, ma poigne se pose sur le rebord de la porte, prêt à pousser cette dernière. J'en profite pour faire un pas de plus vers Ace, un pas menaçant, un pas d'un mec pas franchement amical vous voyez. " Tu déconnes là ? Tu t'fous d'ma gueule ?! Tu m'prends pour un d'tes p'tits dealers du quartier Ace ? J'veux mon fric. Ce soir. Et j'partirai pas sans. " Le regard noir dans le sien, la voix qui se hausse, la voix qui monte, le ton qui se fait entendre, l'écho qui résonne dans mes arrières.  Mais alors que mon poing gentiment posé sur la porte s'apprêtait à venir se poser sur le joli minois de Blake, je la vois. Je l'aperçois. J'croise son regard. Son regard apeuré. Son regard bas. Son regard au sol. Ses yeux bleus. Ses yeux rouges. Son regard qui m'implore. M'implore d'agir. M'implore de partir. M'implore de la sauver et de faire comme s'il n'y avait rien par la même occasion. Je suis incapable de faire comme s'il n'y avait rien. Alors sans lui laisser le temps de comprendre quoi que ce soit ou de réagir, ma main s'appuie fermement sur la porte pour pousser d'un coup sec cette dernière en arrière, dévoilant la blondeur au sol. " C'est qui elle ? Qu'est-ce que t'as foutu Ace ? T'as encore déconné ? Putain, t'as pas compris la leçon ?! " Parce que c'est pas son premier excès de violence, parce que c'est pas la première fois. Parce qu'il est comme ça, Ace. Parce que ma main vient s'appuyer sur son torse, sur sa poitrine, lui fait percuter le mur derrière. Les femmes, on les frappe hein ? Mais l'mec ? On le regarde avec des yeux de chiens battus sans rien dire ? Alors, Blake ? " Qu'est-ce que t'as foutu, je t'ai demandé ?! " Il m'regarde, honteux, sans oser répondre, sans réussir à sortir un mot d'entre ses lèvres. Sans bouger. Un duel de regard. Et puis les mots sortent : " C'est pas ton problème Liam. Gère tes problèmes d'famille avant d'gérer les miens. " Connard. Il sait pour ma famille. On s'connaît. On se hait mais on se connaît. Connard. Mais il a dit famille. Le mot famille. Le mot sacré à ne pas prononcer devant moi. Encore moins dans ces circonstances.  Et je comprends. C'est là que j'comprends. C'est là que j'fais le rapprochement. J'me retourne alors vers la gamine, sans lâcher le pseudo mec et lance : " T'es la sœur c'est ça ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Tu vas bien ?" Et s'il bronche ? S'il m'en met un ? S'il met le premier coup ? Je peux lui promettre que je répondrais et vu son état de lucidité je ne parierai pas sur sa victoire.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.theothersiderpg.org/t1058-et-tu-f-ras-quoi-cane-dis-

avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 30
Age : 20
Célébrité : tupper.
Pseudo internet : arctic.
Arrivé le : 19/02/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi :
(#) Dim 28 Fév - 17:35


waking up to ash and dust
liam & mia
finalement, elle est habituée, à tout ça. tout ça, c'est son quotidien. elle a apprit à s'habituer. à accepter, la douleur. le chagrin. tout ça, ce cycle infernal, brutal. c'est tout les jours, c'est devenu une mauvaise habitude. accepter, n'pas se défendre. de toute façon, elle en est pas capable. trop fragile. trop frêle. c'est plus simple, de le laisser faire. parce qu'elle ose pas le combattre. parce qu'elle a peur de lui, simplement. pétrifiée, devant son frère qui change. les yeux noirs, les poings brûlants. sa peau qu'il heurte, qu'il ouvre. les pleurs de mia, les cris. c'est quotidien. mais ça va la rendre plus forte, elle ne est certaine. elle sait, que c'est parce qu'il est ivre. sinon il ferait pas ça. elle est persuadée qu'il l'aime. qu'il voudrait la protéger. elle en est persuadée, c'est peut-être juste ce qui lui permet de tenir le coup. ouais, c'est même surement ça. parfois, sa vie tient à pas grand chose. la douleur. l'argent. les regards sales de ses clients. ce soir, ça aurait du s'passer comme ça. encore une fois. mais y'a une voix grave qui résonne. une voix menaçante. violente. ace, figé. ace, nerveux. elle l'avait jamais vu comme ça, mia. elle frémit. de peur que le gars dehors soit pire, pire que lui. peut-être bourré, défoncé. et s'il fait mal à ace, s'il frappe son frère. et si, finalement, c'est ace qui frappe encore mia. finalement, si l'jeu ne s'arrête jamais. si n'se lasse jamais de voir son sang couler. mia, elle est perdue. son crâne tangue. douleur cuisante. le sang qui coule de sa lèvre ouverte. le sang qu'elle sent aussi, sur sa pommette. peau à vif. crâne trop lourd; les jambes remontées contre son corps, contre le mur. comme si ça pouvait la protéger. non, ça n'empêchera rien. pas ace de recommencer. pas ace de l'insulter. elle craint que ça s'arrête jamais, mia. elle veut pas, continuer d'vivre comme ça. mais elle a pas le choix, elle voudrait juste l'aider. le réconforter. mais elle en est incapable. y'a les larmes qui roulent sur sa joue, l'sang qui coule. mais ça compte pas. parce qu'elle croise le regard du brun. ses yeux rouges, croisent les siens. elle demande de l'aide, un peu. juste un peu. elle lui demande de n'pas la voir. de n'pas la regarder, comme elle demande qu'il la sauve. qu'il n'la laisse pas là, avec lui. mais peut-être que lui, il n'est pas mieux. il est menaçant, le regard noir. proche d'ace, qu'elle sent tendu. elle le voit d'ici, ses muscles contractés, son visage qu'elle devine tiré. histoire, d'argent, évidemment. toujours l'argent, qui régit les vies, les coeurs, les moeurs. toujours, sauve qu'ils ont pas d'argent. pas assez. pas pour le payer lui. et ça lui plait pas, au brun. elle voit la colère dans ses yeux, sur son visage. dans son poing, aussi, surement. toujours frapper. les règles de la rue, pas parler. frapper. elle tremble, un peu, mia. de crainte qu'il frappe. ace. le brun. que ça dégénère. parce que le ton monte, parce qu'ils sont proches l'un de l'autre. parce que la colère brille, dans les yeux du brun. ace, il fait pas le poids. il est juste défoncé, par capable de gérer. il n'gère jamais rien, d'façon. j'aurais ton fric demain, j'ai rien là. c'est bon, juste un jour mec. il tente de négocier, avec le gars au regard noir. il tente de l'amadouer. mia, elle le sent pas. ça va pas marcher. ça va mal tourner. le visage peur, la respiration désordre. elle voit l'regard du brun se poser sur elle, finalement. ses iris bleues qui croisent les siennes. il voit sur son visage, l'incompréhension, peut-être. sa main pousse, violemment la porte. son regard sur elle. elle frémit. démasquée. débusquée, la proie. la gamine blessée. au visage en sang, aux yeux en pleurs. il lui d'mande ce qu'elle fout là. elle, cette fille au sol. il lui demande s'il a encore déconné. bien sur que oui. il déconne toujours, ace. il gère jamais rien, non. il fout tout en l'air, toujours. comme toujours. elle dit rien, mia. ses yeux sont rivés sur ace. il veut pas qu'il le frappe. il veut pas qui lui arrive quelque chose. c'est con, parce que de l'autre côté, elle a peur de lui. tellement peur. qu'il recommence, encore. et le pire, c'est qu'elle sait bien, qu'elle va recommencer. il recommence toujours. alors elle dit rien, elle le regarde juste. sa lèvre tremble, sa lèvre lui fait mal. son corps lui fait mal. son corps, il est juste figé. ace il répond pas. il fuit l'regard de la blonde, comme s'il se rendait compte. du mal qu'il a fait, du mal qu'il fait. il regarde pas non plus le brun. non. comme s'il osait pas. sa superbe disparue. la violence, perdue. l'assurance envolée. plus que des regrets, dans les yeux d'ace. regrets masqués par dl'agressivité. il est plaqué contre le mur, la main du brun sur son torse. il devrait pas faire ça, ace, il va réagir. parce qu'il est sauvage, il supporte pas qu'on le retienne. qu'on l'foute dans une cage. il supporte pas. puis il répond. ouais, chacun gère ses problèmes de famille. chacun gère. liam, l'prénom du brun. qui se grave dans la mémoire de la blonde, au regard proie. au regard blessé. au visage abimé. ace, il est furieux. ça s'voit. elle le connait, mine de rien. même s'il voudrait pas, ace. elle le connait, mieux que personne. il est prêt à exploser. mais le brun, c'est vers mia, qu'il se retourne. trop de questions. le cerveau qui peine à assimiler. pétrifié par la crainte. la douleur, aussi. elle opine doucement d'la tête. ouais, c'est la soeur. sa soeur. la tapin. la catin. la gamine paumée, échouée. lui répondre. assurer. assumer. respirer, reprendre ses esprits. ça va bien s'passer. tout va bien aller, mia. respire, juste. continue l'mouvement faible de ta poitrine faible. t'arrêtes pas. jamais. qu'est ce qu'il t'as fait. ouais. qu'est ce qu'il fait. il m'a détruite. voilà ce qu'elle voudrait dire. elle voudrait pleurer. mais elle s'en veut de penser ça. c'est pas ace, qui frappe, qui insulte. c'est ses démons. mais y'a toujours une partie d'elle qui pense ça, c'est plus fort qu'elle. rien, ça va j'ai l'habitu... elle se fige. faut pas dire ça. coupée dans sa phrase. à peine l'temps de voir les yeux noirs encre d'ace, qui fusillent mia sur place. elle rougit, doucement. baisse les yeux. elle arrive pas, à soutenir les regards. elle est juste trop faible pour ça. ça va, je vais bien. ouais, c'est ça. tu vas bien. trois mots, un mensonge. sauf qu'elle n'a pas l'temps d'en dire plus. elle voit l'poing d'ace heurter le brun. fort. visage déformé par la rage. la violence. elle voit les phalanges s'écraser contre sa peau. le choc. comme au ralentit. ace qui frappe. fort. de ses poings déjà en sang. il frappe le brun. il essaie d'échanger leur place, d'avoir l'avantage. quelque chose comme ça. échec. il est trop ivre. elle le voit chanceler. elle imagine déjà le brun, liam, frapper son frère. mia, elle réfléchit pas, elle se lève. vite. trop vite. sol qui tangue sous ses pieds nus. elle s'approche des deux, des fauves. elle ose pas poser sa main sur le brun, pour le retenir de lui rendre le coup. parce qu'il va le faire probablement. non sa voix, cristalline, s'élève. fort, pour se faire entendre. comme un cri de détresse, c'en est surement un, dans l'fond. lui demander, de ses yeux rouges, remplit d'larmes, de pas frapper son frère. de pas lui faire de mal. s'il te plaît, lui fait pas de mal. il... il ne sait pas ce qu'il fait. s'il te plaît. il n'la connait pas. il ne connait que son frère. qui lui doit de l'argent, qui vient de lui coller son poing dans la gueule. et elle devrait le laisser, faire. en guise de vengeance. pour tout c'qu'il lui a fait. pour tout c'qu'il lui fera. elle devrait laisser le brun le frapper. mais elle en est incapable, mia. trop douce. trop gentille. incapable de cautionner la peine, la douleur. pas même la sienne, encore moins celle des autres. ferme la, mia. j'peux parler pour moi-même. voix sifflante de son frère. son regard noir. son regard qui lance des éclairs. y'a une larme qui roule, sur sa joue. qui passe sur la peau abimée, ça lui fait mal. mais elle serre les dents. elle peut pas le laisser, le laisser souffrir. ça serait comme la frapper elle. frapper ace. elle regarde, liam, ce brun. regard noir, lui aussi. regard colère, haine. elle sait pas quoi faire, mia. elle est paumée, elle a mal. dans tout son corps, son cœur. c'est plus que la douleur. on peut te payer. je... on a l'argent. ouais, ton argent. salement gagné. avec ton corps d'ado. et tes formes de femme, à peine. gagné difficilement, douloureusement. prévu, pour payer l'loyer. l'université, toujours. mais elle réfléchit pas, mia. pas quand il s'agit d'ace. de sa famille. elle donnerait tout pour lui. et lui, probablement rien du tout. mais elle peut le payer. les larmes au bord de ses yeux bleus, elle ose poser, une main tremblante sur l'avant-bras du brun. le bras qui tient ace. lâche-le. s'il te plaît. lui fait pas d'mal. c'est tout ce que j'ai. seule famille. seule attache. lui fait pas d'mal, jt'en supplie. qu'ils disent, ses beaux yeux océan. elle est prête à payer, s'il le lâche. si elle peut sauver ace. peut-importe le reste. logique bancale, logique douteuse. qui va causer sa perte, probablement. ace, il ricane, parce qu'il sait, d’où vient l'argent. mais tout ce qui compte, c'est les prunelles, suppliantes, de mia, figées dans celles du brun. de liam.

electric bird.

_________________

nous fûmes le futur, nous fûmes grandeur. nous sommes oubli, nous sommes douleur.

Voir le profil de l'utilisateur

avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 98
Age : 26
Célébrité : Dylan Rieder le magnifique.
Pseudo internet : Luckylau.
Arrivé le : 18/01/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi : UC

- Gemma, la frangine
- Dasha, l'escort de coeur
- Raphael, le meilleur ami, le coloc
- Maria, la sex'friend
- Anwar, l'ami d'enfance, ambiguité possible
- Jo, je ne sais plus exactement mais si je la mets pas, adèle va me taper
- Mary, la tête dure que je finis par apprécier
- Skyler, l'ex qui a avorté dans mon dos
- Nathaniel, l'idiot sexy qui joue avec le cœur d'Ella
- Ella, une petite sœur de subtitution

- Frappez-moi par mp si je vous ai oublié.
(#) Mar 8 Mar - 22:43


Les regards sont durs ici. Les regards sont mal. Les regards s'entrechoquent les uns aux autres. Le mien à celui d'Ace, celui d'Ace à sa frangine, celui d'la blonde dans le mien. Des regards  qui font plus mal que des mots. Des regards qui en disent d'ailleurs bien plus long que les mots. Parce que moi, je n'suis pas venu ici pour discuter avec le gosse. Je ne suis pas venu non plus pour taper la discussion à sa soeur. Et lui, il ne semble pas non plus avoir envie de parler, d'expliquer, ou de donner quelconque argument pour sa défense. Il est juste là, à m'regarder, avec ses yeux de gamin perdu, avec ses yeux qui implorent presque l'indulgence. Tu t'fous de ma gueule Blake, je le sais et je ne vais pas attendre gentiment que tu ais fini de jouer avec moi. Je sais que tu ne me payeras pas. Je sais que tu cherches juste à reculer le moment où ton poing va finir entre mes arcades. Ce moment où ça va dégénérer. Ce moment où je vais bondir, ce moment où tu vas m'accueillir mes mains en avant. Alors je le fixe, Ace. Je le défie. Je demande des explications. A lui. A Mia. Parce qu'elle aussi, elle a son mot à dire. Son mot à elle aussi je veux l'entendre. Je veux savoir ce qu'elle fout là, assise par terre, les yeux meurtris, les yeux dans le vide. Parce que c'est pas un sain, Ace. Je le sais. Et je m'en voudrais beaucoup trop d'lire les faits divers demain et d'voir qu'une gosse a été battue à mort par son frangin et que je n'aurais rien fait. J'me le pardonnerai pas. J'me le pardonne jamais. Alors j'demande. J'demande mais j'aurais pas du. J'demande mais c'est ça qui le rend fou. j'demande, elle m'répond, elle a peur de me répondre la vérité. Elle détourne sa réponse, elle change ses mots. L'habitude. Elle voulait dire qu'elle a l'habitude. L'habitude de souffrir, l'habitude de prendre des coups, l'habitude de voir les poings d'son frangin de très prêt. Mais elle se coupe. Elle arrête. Et elle dit qu'elle va bien... Comment peut-elle aller bien ? Comment peut-elle le défendre ? Pourquoi le défend-elle ? Je n'ai pas une famille heureuse, je n'ai pas une famille unie. Je hais mes parents, ma soeur me hait. Mais les bras ne se lèvent pas, le ton ne monte pas. Je n'ai pas la peau marquée. Ma soeur n'a rien le coeur ni le corps meurtris par des coups. Je ne l'aurais pas laissé subir ça. Et elle, non plus, je ne veux pas la laisser subir ça. T'es une brute Ace. Un con. Un p'tit con brutal. Une brute terriblement con. Bref.

Bref, le poing arrive. Entre mes arcades. Entre mes prunelles brunes. Sur ma face de rebelle. Sans que je n'ai le temps de le voir venir, de réagir, de l'éviter, il arrive ce poing. Me percute de plein fouet et envoie valser ma machoire vers d'autres cieux. J'allais réagir. J'allais lui bondir à la gorge. Lui rendre la monnaie de sa droite. Mais il y a elle. Elle se met là, entre nous. Mia. Avec ses p'tits bras, ses yeux brillants, bleus, pétillants. Elle m'empêche de le toucher. Ce ne sont ni sa corpulence ni ses gestes ni ses mots qui m'arrêtent. C'est vraiment son regard qui me stoppe dans mon élan. Les poings serrés. Les poings fermement serrés. Les bras tendus. Les avants bras saillants. Les veines visibles. Je suis prêt à sauter, à attaquer, mais elle est là. Encore là. Toujours là. S'il te plait, ne le frappe pas... C'est l'histoire de la fille qui a de la peine pour son bourreau. C'est l'histoire incompréhensible de la fille qui défend son tortionnaire. C'est à ça que doit ressembler l'amour fraternel ? Et bien autant vous dire que je suis bien heureux que Gemma vive loin de moi si c'est le cas. Je ne veux pas aimer, je me le refuse, et ça n'est pas prêt de changer si aimer revient à ça.

Mais il rétorque. Mais il répond. Il ressort sa voix de crécelle pour faire taire sa soeur. Mauvaise idée beau gosse, mauvaise idée. C'est alors sans hésiter cette fois que mon poing vient s'écraser sur lui, s'écraser fermement sur sa machoire, sur sa mandibule, faisant valser cette dernière sur le coté droit. Le choc. Il gémit. Il se retient. Merci l'mur ! Le regard noir tente de se relever mais il peine, il galère. " Ferme ta gueule Ace, t'aurais perdu des dents sans elle ce soir. " Et peut-être même bien plus que des dents. Parce que si elle n'avait pas été là, ce soir, Mia, il aurait mal fini, Ace. Il aurait été incapable de se défendre dans cet état. Et moi, j'aurais été capable de l'achever, vraiment, dans cet état. Remercie-la au lieu d'lui gueuler dessus, remercie la d'avoir sauver ta vie et ta gueule de con, Blake. Mais elle revient à la charge; elle revient parler de cet argent, parler de l'argent qu'elle a, apparemment. Elle gagne, apparemment. Mon regard se durcit, mes sourcils se froncent, alors que le coin de mes pupilles surveillent quand même Ace. Parce qu'il m'rassure pas Ace. Parce qu'il est tordu, c'mec. " C'est pas ton fric que j'veux, Mia. C'est l'sien. J'prendrais pas un centime si ça vient d'toi. " Je ne la connais pas au fond cette Mia mais je lui parle comme si c'était le cas. Parce qu'elle va me connaitre maintenant. Je le sais. Elle ne le sait pas encore. Mais elle va me connaitre. Et elle va me voir dans le paysage commun plus souvent. Parce que je ne la laisserai pas comme ça, c'est clair et net. Je ne partirai pas. Pas sans elle. Et ça aussi, elle doit le savoir. " D'ailleurs j'te laisse pas avec lui ce soir. J'veux pas être coffrer pour avoir laisser crever une gosse moi. Tu bouges avec moi. " Et ce n'est pas une question. Clairement pas une question. Mais j e sens sur ma gauche une présence qui bouge, des mots qui veulent sortir, une respiration qui s'accélère. Et mon poing revient s'écraser. Ma poigne, plutot. Ma poigne dans son cou, à Ace. Ma poigne qui se referme sur ses carotides, au p'tit con. " Si tu bouges, je t'achève Blake. " La machoire dure, le ton sec, ma poigne ferme. J'déconne pas. j'rigole pas. Et il le sait. J'espère qu'il le sait. Pour lui, j'espère.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.theothersiderpg.org/t1058-et-tu-f-ras-quoi-cane-dis-

avatar
"Just stand high and tall, make sure you give your all" - Scholars
Messages : 30
Age : 20
Célébrité : tupper.
Pseudo internet : arctic.
Arrivé le : 19/02/2016
Ce qu'il faut savoir sur moi :
(#) Jeu 10 Mar - 23:50


waking up to ash and dust
liam & mia
la réalité fait mal. la vérité blesse. la vérité se heurte contre la peau de mia. encore, comme souvent. dure vérité, qui ouvre sa peau fine et fait saigne son sang, plus vraiment pur. plus vraiment. plus vraiment, depuis qu'elle doit s'y confronter, à la réalité. depuis que les choix se sont effacés, depuis que son quotidien, c'est ça. ça. ce qu'elle n'ose pas dire à haute voix, ce qu'elle n'ose pas avouer. à personne. parce qu'elle veut pas avoir cette image mia, elle veut pas, sentir les regards. les jugements. elle est trop fragile, trop timide. et ses épaules, elles sont pas assez larges pour accueillir c'genre de remarques. celle que Ace, lui, fait tout le temps. enfin, non. seulement quand il est défoncé. quand dans ses yeux, mia peut voir que c'est pas lui. pas vraiment. mais, dans l'fond, ça change pas grand chose. parce que les mots sont là, les mots frappent. heurtent et laissent des marques. des cicatrices. qu'elle refuse de voir, qu'elle refuse d'assumer. parce qu'elle refuse de croire que c'est Ace, l'auteur de tout ça. de sa souffrance, de sa peine. des larmes qui coulent sur ses joues, parfois, le soir. elle veut pas croire, que c'est lui. ça lui fait peur, de penser, que lui, il n'est peut-être pas celui qu'elle pensait. gamine naïve, qui croyait à un grand frère protecteur. qui croyait à quelqu'un pour veiller sur elle, pour la serrer dans ses bras. pour lui dire de ne pas abandonner, de ne jamais baisser la tête. mais c'est le cas, Ace, c'est pas ce type là. Ace, il est violent, dangereux. imprévisible, lion enfermé dans une cage. loup qui claudique sur trois pattes et qui pourrait mordre, sans raisons. ça, mia elle veut pas le voir. parce que Ace, il est tout. elle n'a rien. pas même son corps, sa raison. plus rien. et lui, au lieu de tout donner, il prend tout. et ça, tout le monde le voit. tout le monde le sait. le devine. mia, dans la rue, on la connait. dans la noirceur, on reconnait le bleu de ses yeux, le bleu sur sa peau. on connait ace par mia, ou mia par ace. l'un ou l'autre. et la rue sait, ce qui se passe, dans cet appartement. et la rue sait, qu'elle devrait arrêter d'y croire, qu'elle devrait se tirer. mais non, elle s'accroche. sans réélle raison, peut-être même par peur de lâcher, de fuir. elle veut garder espoir, qu'ace, c'est quelqu'un de bien. qui s'égare, parfois, mais qui n'est pas ce connard là. qui doit de l'argent à n'importe qui, qui frappe sa sœur, qui l'insulte et qui frappe aussi, le premier venu. pourtant c'est le cas. c'est ce qui se passe, sous les yeux impuissants de mia. ace, il balance ses phalanges en sang contre la joue du brun, liam. comme il a pu l'faire, contre sa joue, à elle. sans réfléchir, elle se lève. sans hésiter, elle se place entre les deux. son regard, qui fait la navette. ace ivre, trop, beaucoup trop. et lui, le regard noir, le regard fureur. elle veut pas, qu'il frappe ace, même s'il le mérite. même si. elle veut pas, alors d'son regard bleu, de son visage cassé, elle tente de l'en empêcher. une main tremblante posée contre son bras, aux veines saillantes, aux muscles bandés. lui fait pas de mal, qu'elle dit, de sa voix qui tremble. de ses yeux qui se remplissent de larmes, parce qu'elle est juste trop sensible, mia. et ace, elle veut pas le voir en sang. mais ace, il refuse d'être le faible. de se faire défendre et peut-être, qu'il ne l'aime pas, mia. contre tout c'qu'elle pense. peut-être bien que c'est le cas. sa voix le laisse penser, son ton, son regard. sauf que mia, elle ne peut rien faire, rien dire. rien faire, surtout. elle voit, le poing se lever. elle voit les os s'entrechoquer. elle entend, le bruit sourd. elle voit, la douleur. y'a un cri qui s'échappe de sa gorge et une poignée de larmes qui déborde de ses yeux océan. elle recule, brusquement. retire, précipitamment sa main du brun. comme s'il était brûlant, comme si lui, s'était transformé en une mauvaise personne, subitement. comme si, mia se prenait la vérité en pleine gueule. elle lui avait demandé, supplié, presque, de son regard. de pas faire ça, d'abandonner. mais il l'a fait. il a frappé ace. et mia, regard méfiant, vers le brun. elle comprend pas. pourquoi. parce qu'il lui doit de l'argent ? parce qu'il a frappé le premier ? parce qu'il la frappe, elle ? elle comprend pas. et dans un sens, elle est déçue. effrayée. elle a mal, pour ace. qu'elle entend gémir, qu'elle voit peiner à se relever. il lui dit de la fermer, que sans elle, ça aurait été pire. elle en est pas persuadée. pas certaine. comme un réflexe, elle se glisse jusqu'à lui. vers ace. qui saigne. son cœur, à mia, il se serre. sa mâchoire se contracte. elle murmure son prénom, comme si c'était un gosse. comme s'il n'était rien d'autre qu'un gamin. elle l'aide à s'appuyer contre le mur, frôle sa joue de ses doigts rassurants. réconfortants. sans jeter un regard au brun. sans se soucier de lui. parce que ace, il compte tellement. plus que tout. plus que n'importe qui, alors elle serait prête à faire n'importe quoi. alors elle parle de le payer, le brun. de le rembourser, capable de tout, pour qu'il ne touche pas ace. regard qu'elle relève vers lui, entre ace et lui. comme un bouclier. elle parle de le payer, et elle sent son regard transpercer son faible corps. son regard noir, ses sourcils froncés, face à elle, suppliante, presque. c'est pas le sien, de fric, qu'il veut. elle frissonne quand il prononce son prénom. mais il veut pas de son argent. elle veut insister, le convaincre. mais il parle, et ses sourcils se froncent. ses prunelles voguent dans l'incompréhension, la surprise. il veut pas la laisser là, il veut qu'elle vienne avec lui. elle est perdue, mia. c'est la première fois, et elle comprend pas. pourquoi il agit comme ça, pourquoi il est comme ça. elle fait un pas sur le côté, regard méfiant. comme si elle s'attendait à une farce, un piège. non.. je peux pas.. je. je dois rester là pour... m'occuper d'ace. c'est ce que tu comptais dire, gamine. mais c'est resté coincé dans ta gorge, parce que t'as comme l'impression de pas avoir le choix. acculée. tu veux pas, suivre, ce brun. tu veux rester avec ace, t'endormir contre lui. et oublier. mais apparemment, t'as pas le choix. et t'as pas le temps d'en dire plus. le brun, il attrape ace à la gorge, alors qu'il allait parler, dire quelque chose. refuser que ça sœur se tire avec lui, dire qu'il avait l'argent, qu'il allait prendre soin de mia. et elle vit encore dans un rêve, elle espère encore. elle frémit aux mots de liam. dans le fond, peut-être qu'ils sont tous les mêmes. violents et menaçants. peut-être que c'est normal. peut-être que c'est elle, le problème, à chercher le bien, chez tout l'monde. et, encore une fois, elle réfléchit pas. elle se baisse pour passer sous le bras tendus du brun, pour se poster, encore une fois, entre eux. devant ace. prête à tout, à n'importe quoi. comme toujours. de son regard, bleu, tremblant, elle tente de lui dire de tout arrêter. de pas faire ça, d'abandonner, cette fois. vas t'faire foutre, rockefeller. la voix d'ace provoque, et mia, elle lui en veut, de chercher le brun. et tout c'qu'elle sait, c'est qu'elle peut pas le laisser faire ça, encore une fois. frapper ace. frisson glacé qui remonte dans sa colonne. menton qui tremble alors que les doigts de mia s'entremêlent à ceux d'ace. sourire crâne, sourire provocateur. il se laisse faire. il sait bien pourquoi, pour provoquer. parce qu'il sait, que le brun, osera pas le frapper tant qu'elle est devant. tant qu'elle reste là. il en profite, il joue. ok, je te suis, je pars même maintenant. je fais ce que tu veux, mais laisse-le. s'il te plaît. elle pose sa paume libre, à plat contre le torse du brun. elle bougera pas. pour rien au monde. elle refuse de le laisser frapper ace. et elle est même prête à partir avec lui, maintenant. dans l'fond, elle n'a pas tellement peur de lui. dans l'fond, partir avec lui, ça ne lui fait pas peur. presque envie. c'est ça, qui l'effraie, suivre sa raison. qui lui hurle de quitter ace, de le laisser. et ce soir, pour le protéger, c'est sa raison qu'elle est capable de suivre. les pupilles faibles, la pommette en sang et la lèvre enflée, ensanglantée. elle est capable de tout, et c'est bien l'problème.

electric bird.

_________________

nous fûmes le futur, nous fûmes grandeur. nous sommes oubli, nous sommes douleur.

Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
(#)

 Sujets similaires
-
» Sixtine ♠ i'm waking up to ash and dust
» ETHAN ✖ I'M WAKING UP, TO ASH AND DUST
» 40k Dust Contest, courses de motos au 41e Millénaire...
» Le renouveau de la World War avec Dust Tactics (et AT-43)
» DUST : 1947, les alliés ont merdé : la 2ème GM n'est pas finie.

 :: The Bronx