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 metal 'n dust (artia)


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(#) Mer 24 Fév - 15:35


metal n' dust
arthur & mia
mia qui marche dans les rues froides. rues dangereuses. sauvages. pas faites pour une gamine comme elle. gamine trop jeune, trop déshabillée. elle respire fort. son coeur bat trop vite. proie apeurée. putain, qu'est ce qu'elle fait là. un client qui allait payer le double de c'qu'on lui donne d'habitude. offre en or. pas refusable. pas pour elle. alors a fait c'qu'on lui a dit. elle marche, avec la tenue qu'on lui a dit d'mettre. tenue trop courte. trop provocante. elle a peur. de c'qu'elle va trouver. de c'qu'on va lui demander de faire. ce soir, elle doit pas penser. elle doit agir comme c'qu'elle est. elle doit aguicher, embrasser. faire plaisir. se soumettre, baisser les yeux. putain de quotidien. tout ça pour s'en sortir, avec l'espoir puissant de pouvoir sortir de cet endroit. de pouvoir vivre une vraie vie. une vie bien. d'avoir un métier. d'étudier, découvrir des gens biens. des gens qui soignent les blessures d'un mot, qui réconfortent d'un regard. elle veut pas plus. juste ça, un semblant de bonheur. mais ce soir, elle traine son corps maigre dans la crasse. encore. sans relâche. pour quelques billets verts. elle marche, regard baissé. elle ignore les gars, qui l'appellent, qui la siffle. ici, tout l'monde sait bien c'qu'elle fait. la gamine aux cheveux d'or, on sait ce qu'elle fait. ce qu'elle offre aux gars du coin, contre pas grand chose. on la trouve belle; bonne. baisable. jeune. mia, elle est connue dans les rues noires. pas pour les bonnes raisons. mais elle n'y pense pas. elle pense à demain, au futur. pas à tout ça. non, c'est juste une étape à passer, un sale moment. un comme un autre. le lieu du rendez-vous. au bout d'la rue. ça sent le pneu brûlé et l'alcool. la crasse et l'illégalité. qu'est ce qu'elle fait là, la gamine aux cheveux d'or, à trainer ici. tout ça pour payer son avenir. putain. les yeux rivés sur son corps. sur son ventre nu. brassière qui couvre à peine ses seins. shorty trop court. les joues rouges, le regard bas, la démarche bancale. une gamine, une proie, ici-bas. rien de plus. une fille payée pour accompagner un type. pour coucher. pour l'plaisir d'avoir une jolie fille, plus ou moins consentante dans ses bras. elle le repère vite, lui. son regard sale. lubrique. il est pas si vieux. pas si moche, pourtant. pourtant, c'est bien lui. il l'interpelle, elle s'approche. soumission, forcée. c'est comme ça que ça marche, ici. tous les jours. c'est comme ça qu'elle doit agir, pas autrement. alors elle sourit. elle se dit que c'et peut-être pas un connard. peut-être que c'est un gars bien. peut-être que sa soirée va bien s'passer. elle frémit quand elle sent sa main se poser sur sa hanche, quand elle sent son corps collé contre le sien. ou peut-être pas, elle sait pas. elle a peur. il parle de course, de voiture. il lui dit qu'il va gagner et qu'ils iront fêter ça ensemble. quelque chose genre. elle sent son souffle dans son cou. et sa main sur sa cuisse. juste ça. le souffle court. les joues brûlante. elle rentre dans l'arène. foule en délire. les cris. les deux voitures. l'odeur, qui prend mia à la gorge. l'odeur cuisante d'illégalité. les regards noirs, sombres. sur son corps. sa peau. les remarques. les sifflements. putain de brebis au milieu des loups. elle sait pas qui elle doit être, quel rôle elle doit jouer. alors elle suit. elle sourit. gamine perdue. dans un monde qui n'est pas l'sien, finalement. corps plaqué, vulgairement contre le voiture. baiser violente. arraché. qui arrache son coeur, son corps. foule qui hurle. la bouche de l'homme contre la sienne, violente. bestiale. prépare-toi. la course va bientôt commencer. d'un geste de menton, c'est la place passagère qu'il désigne. son souffle s'arrête. son coeur aussi. il veut qu'elle monte. qu'ils gagnent ensemble. où qu'ils meurent ensemble. elle comprend mieux la grosse liasse promise. son menton tremble, ses yeux océan s'ouvrent. surprise. elle bégaie, qu'elle peut pas. qu'elle veut pas crever, du bout des lèvres. mais il ne l'écoute pas, il s'est déjà barré. et elle, laissée seule. le souffle trop fort, le sang qui bat dans ses tempes. le corps qui tremble. le dos appuyé contre la porte, le front entre les mains. souffle trop rapide. trop d'émotions. de peur. pourquoi elle est là. qu'est-ce qu'elle fiche ici, putain. elle voudrait être loin, n'avoir jamais accepté. mais c'est trop tard. et quand ces yeux se relève, elle le voit. ce garçon, au regard qui lui semblait violent. ce garçon à l'aura noire. imposant. celui qui l'a sauvé, il n'y a pas si longtemps. qui l'a raccompagné chez elle, sans rien dire. sans rien demander. lui qui l'a surement sauvé, ce soir là, de ces gars. ses sourcils se froncent doucement. elle n'ose pas bouger. pas parler. c'est seulement ses yeux qui attrapent les siens, au vol. elle le trouve beau, attirant. l'danger l'a toujours attirée. c'est comme ça. dans son regard, douceur. peur, surtout. prunelles tremblantes, elle se sent faible. misérable. perdue dans la jungle. dans un monde trop violent. de son regard apeuré, putain d'animal blessé, elle le regarde. le souffle saccadé. mia elle est paumée. mia, elle est effrayée. mia, elle n'voudrait pas être là. mais lui il est là, alors l'espace d'un instant, elle est rassurée, mia.

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(#) Ven 26 Fév - 15:28



metal 'n dust
Ces voitures. L’odeur d’essence qui remonte à tes narines pour chatouiller tes émotions. Titiller la passion que tu voues à tout ce merdier. Ce danger, cette illégalité. Regard figé, sur toute cette fourmilière de fric, de pute. Ce monde loin du celui dont tu étais prédestiné, il faut dire. Tu n’as rien à foutre ici. Tu n’as pas besoin d’agent pour vivre, te payer un appart, t’acheter ta drogue. Tu ne te drogues pas. T’es riche. Hermès. Né une cuillère en or dans le cul.  Qu’est ce que tu fous ici, à regarder ces voitures, rouler. Toutes allures, traçant la mort sous leurs pneus, dans new york. Tu aimes ça. Tu vibres sous les à-coups des moteurs chauffés à bloc. Sur le sol qui tremble au passage intense de cette voiture aux ronflements puissants. Tu aimes ça. Tu t’avances à travers les bolides, redressant ta veste sur les épaules, te concentrant sur le fric que tu pourrais parier, ce soir. Sur ces gars que tu détestes. Ces connards avides d’argents sales que tu pourrais toujours un peu plus dépouiller, par simple plaisir sadique. Le regard neutre, fixé sur cette ombre féminine, frêle. Fragile. Cette ombre blonde au visage familier. Que tu reconnais, que trop rapidement. Un soupir ressort de ta gorge. Presque sur un ton ironique. Qu’est ce qu’elle fait la. Encore. Aussi fragile qu’innocente. Son visage te rappelle celui dans lequel tu l’avais retrouvé. Apeurée, terrorisée. Petit oiseau tombé de son nid trop tôt. Pensant connaître le monde, qui s’aventure bien trop loin pour en assumer l’altitude. Tu te rapproches d’elle, sans la quitter un seul instant du regard. Son regard pétrifié qui se redresse sur le tien. Tu ne te veux pas rassurant. Tu ne veux pas l’approcher plus que tu ne les déjà. Les bras croisés contre ton torse puissant, sur un ton presque accusateur tu décides de rompre se silence que tu juges que trop étrange. Il t’a proposé combien ? Pour le fric, évidemment. Tout est basé sur l’oseille ici. Les filles cherchent à se vendre à ces types malplaisants qui profitent largement de ces coureuses sans aucun respect pour elles-mêmes. Tu lâches un sourire sur tes lèvres. Fins, discrets. Provocateur. Arthur songeur de ce que tu es censé faire face à la panique indescriptible de cette gonzesse. Il t’a dit de monter dans la voiture, j’serais toi j’le ferais. Tu n’es pas méchant. Tu ne lui veux pas de mal. Juste qu’elle comprenne, dans quelle merde elle se fou royalement visiblement trop facilement à ton gout.


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Sautons d'un pont. Faisons les oiseaux puis tombons dans l'eau. Laissons le courant nous faire dériver. Laissons nous couler. Laissons nos poumons se vider de leur oxygène, qu'ils puissent se remplir d'eau. Ne remontons pas à la surface. Ne reprenons pas d'air. Fermons les yeux. Laissons nos larmes se mélanger à l'eau. Disons adieu au monde. Laissons-nous juste mourir.
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(#) Ven 26 Fév - 22:01


metal n' dust
arthur & mia
la nuit, environnement pas maitrisé. pas maitrisable, pas pour une fille comme elle. un peu fragile, surement trop. pas taillée pour affronter la noirceur, l'illégalité. alors qu'est ce qu'elle fait ici, mia. habillée comme ça, tenue trop dévergondée. qui n'couvre rien. pas grand chose. pas assez d'sa peau blanche. appétissante pour les gars d'la rue, qui font briller leurs canines devant la gazelle. apeurée, pas rassurée. pas à l'aise, face aux remarques. face aux sifflements. elle devrait être habituée, depuis l'temps. qu'elle se tape n'importe qui, pour quelques billets. elle devrait connaître par cœur les hommes, leurs vices, leurs points faibles. mais non, elle arrive pas, à s'faire à ce monde là. c'est trop dur. c'est d'la survie. mia, elle est encore fragile. pas vraiment endurcie, si ce n'est à l’intérieur. parce qu'en dedans, c'est beau. c'est réconfortant. rassurant. c'est le soleil sans pluie. l'arc-en-ciel sans orage. c'est sans peur, sans troubles. mais dehors, c'est différent. elle est différente. fragile. elle est celle que l'on peut encore attirer trop facile dans un piège. elle court tous les jours à sa perte. elle risque gros, toujours un peu plus. persuadée qu'elle est protégée, que c'est son destin. qu'il n'peut rien lui arriver, dans l'fond. mais elle est encore trop naïve, elle imagine pas, tous les vices de ces gars là. pas des gars bien, comme elle le pense toujours. pas des gars qu'elle devrait fréquenter, même pour décrocher une fine liasse. nan, elle devrait s'tirer. rentrer chez elle. faire un boulot normal, accepter son destin pas aussi brillant que celui d'ses rêves. mais elle est incapable, c'est une putain de rêveuse. utopiste. et elle va s'perdre, un jour. elle va regretter. mais ce sera trop, elle s'ra déjà trop perdue, peut-être même condamnée. damnée. ce soir, quand elle marche dans la rue noire, pas grand chose pour couvrir sa peau, elle pense pas. à c'qu'il pourrait lui arriver. quand ce gars, détestable, pose ses mains contre sa hanche, sur ses fesses. quand il l'embrasse, à lui faire mal, elle pense pas. à tout ça. enfin si, elle n'pense qu'à ça. à la peur qui lui broie les entrailles et le cœur. à la terreur, qui happe son cerveau, qui inhibe ses sens. y'a que ça. rien que ça. la violence. la terreur, qui guide ses gestes. qui sont devenu des réflexes, avec le temps. alors elle n'a pas besoin d'y penser, son corps est formaté. ses gestes, appris par cœur. mascarade pour séduire. pour aguicher. pour faire grimper l'désir et pour faire, finalement, augmenter le prix final. rien d'plus qu'un bout de viande. putain de proie. sauf qu'elle a peur. la gamine, même pas majeure. assez maquillée pour qu'on n'le voit pas. mais ils le savent, dans l'fond. ses courbes trop fines, sa peau trop parfaite. trop. elle est trop jeune. pas majeure, ils le savent tous, dans l'fond. inconsciemment. mais tant qu'c'est pas flagrant, ils aiment tous ça. peut-être même plus encore. sauf que ce soir, l'issue s'annonce différente. il veut, lui, son client, qu'elle monte dans cette voiture. ce bolide. il veut, la gamine pas habillée à ses côtés. pas de négociation, c'est pour ça qu'elle est payée. pour ce qu'il se passera après la course. aussi. mais c'est dangereux, elle l'sait bien. trop bien. elle veut pas, faire ça. elle veut pas, ça bat dans son cœur. dans ses veines, ça résonne. fort. ça fait tanguer l'sol, sous ses talons. ça rend son crâne tellement douloureux. sous les hurlement d'la foule, en délire. en nage. la foule pleine de désir. en manque de chaire fraiche, d'adrénaline. elle veut pas faire ça. elle est terrifiée, putain. incapable d'se reprendre, la respiration saccadée. elle s'appuie contre la voiture, elle devrait juste monter dedans, pas réfléchir. mais son corps est figé. ses pensées glacées. y'a plus que la peur. et elle croise son regard. lui, qu'elle connait parmi cette foule. qu'elle reconnait, plutôt. il l'a déjà sauvée une fois, la gazelle. des griffes de ces gars. mal-intentionnés. sauvages. carnassiers. elle était proie et il l'a sauvée, ce soir là. son regard ancre le sien, alors qu'il s'approche. son regard le glace. son regard la transperce, alors qu'elle est figée. terrorisée. il est là, à quelques pas. imposant. le regard dur. elle s'y heurte, d'ses prunelles de gamine perdue. à se regard noir, froid. il lui demande, combien valent ses services, ce soir. combien l'client va payer pour la foutre dans sa caisse, crever peut-être, puis la baiser. c'est ça qu'il demande. combien il veut, pas il propose. dans l'histoire, mia c'est qu'un objet. de désir. de plaisir. elle baisse les yeux, son ton l'accuse. son ton la fait frémir. elle est pas fière, elle fait pas ça par plaisir. elle s'excuserait presque, devant son ton. alors elle baisse les yeux, comme un gamine. elle fixe ses chaussures. beaucoup. 400$. pour elle, c'est beaucoup. ils n'ont certainement pas la même notion. il va peut-être bien s'marrer. se moquer. il aurait raison, parce que dans l'fond, c'est pas grand chose. mais pour elle, ça fait beaucoup. elle relève l'regard, son regard maquillé, paniqué vers lui. les joues rosies. elle ose planter son regard dans l'sien, ça l'apaise. un peu. à peine. y'a un sourire qu'elle déchiffre mal, sur ses lèvres. provocation, peut-être. mais mia, elle n'joue pas. elle sait pas faire, elle veut pas s'perdre. elle a trop à perdre. et un garçon comme lui, il gagnerait sans même se battre. elle est trop fragile, mia. trop frêle. pas taillée pour la rue. puis il lui dit cette phrase, qu'elle comprend mal. elle fronce les sourcils, doucement. elle devrait monter dans cette voiture, obéir. il a raison, elle devrait l'faire. elle peut pas se permettre de décevoir un client. elle opine doucement. elle ose pas l'regarder, c'est plus fort qu'elle. la main sur la poignée, l'coeur qui bat trop vite. elle veut pas faire ça. et étrangement, elle veut pas qu'il la voit comme un pute. c'est qu'elle est, mais elle veut pas. j'ai besoin de cet argent. j'veux pas le faire, monter dans cette voiture, tu sais. j'ai juste.. pas l'choix. elle bredouille. comme si elle devait se justifier. lui montrer qu'elle fait pas ça par plaisir. qu'elle est forcée. qu'elle est pas comme toutes les autres, elle se respecte, mais c'est la seule solution. risquer sa vie pour quelques billets. elle a peur, mia. ça se lit dans ses yeux. ça se voit à ses mains qui tremble. puis y'a l'odeur d'la peur, qui lui colle à la peau. la terreur, qui fait danser ses prunelles. ici-bas, mia, c'est rien qu'une proie.

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(#) Ven 26 Fév - 23:15



metal 'n dust
T’as jamais été clair. Pour les autres. Incompris, étrange. Le paradoxe à l’état pur, peut-être. L’algorithme indéfini, incomplet. Tu n’es pas comme eux. Ces connards. Avide d’argent, de fille aux tenues légères ayant laissé toute fierté de côté. La moule qui frétille à l’idée d’embrasser le dernier gagnant d’une de ces stupides courses dont tu ne pourrais pas te passer. L’adrénaline drogue. Maitre de ton cerveau. De tes actions. Cette envie irrésistible de frôler la mort. De caresser le cul d’l’enfer où tu finiras pour tous tes actes insensés. Pour toutes les vieilles que tu as manqué de renverser en rasant un trottoir, la jante, d’un peu trop près. Tu es paradoxe. Antithèse de tous ces gens. Tu rigoles de leur débilité, leur façon d’aimer maitriser la situation, de conduire ces voitures pour quelques sous, quelques raisons illégales. Tu viens ici pour admirer l’immoralité de la race humaine. Blâmer l’égocentrisme respirable à plein nez, visible sur voiture, plusieurs milliers de dollars. Plaisir sadique de contempler un tel spectacle, de savoir, que tu n’es pas comme eux, te rassurer peut-être. Confirmer que tu ne seras jamais comme tout le monde. Arthur. L’étrange personne. Le fils incompris, incompréhensible. Tu ne conçois pas la présence féminine, fragile. Singularité, demoiselles ne trouvant aucune raison autre que l’argent pour pointer présence ici. Admirée de tous, contemplée de plusieurs regards pervers. Utilisée à des fins lâches. Des fins purement brutales. Un objet. Tu ne veux pas. Mépriser les coureuses est une passion, aider les plus naïves tombées dans le panneau te semble presque naturel. Égoïste. Tu es solitaire, l’indépendant. Tu n’aides personne. Rien qui ne pourrait pas t’apporter quelque chose en retour, pourtant. Pitié, peut-être. Son regard alarmé, devant le tien. Voix tremblante. Si jeune, si bête. Comment arrive-t-on à se retrouver dans une merde pareille, frôlant le danger pour subvenir aux besoins d’une vie misérable. Pour subvenir aux besoins de la terreur. Besoin de la ressortir peut-être. Se donner en spectacle. Donner de sa vie, sur un mauvais coup. Tu comprends. Tu devines les choses, cette vie, sombre. Cette vie éclairée de la simple lumière de ses deux yeux pétillants. Deux yeux timides de te regarder, droitement. Encadrer ton regard. Soutenir la lourdeur de tes yeux azur. beaucoup. 400$. Tu soupires, soufflement d’impuissance face à tout ça. L’ignorance. Tu te sous-estimes. Elle ne veut bien plus. Terriblement plus, tu le sens. Tu le sais. La confiance ruinée par toutes ces misérables conquêtes qui n’ont fait que la traiter comme elle se donne. Confiance effondrée par les gestes intimidants, puissants des mains masculines. Des mains à malfrats.  Elle vaut plus que la totalité des filles que tu as vu passer par ici. Que tu as vu s’faire allumer. 400$ pour donner sa vie. Donner son corps. Tu soutiens son regard. Prunelles attendrissantes, vides de sens. Amandes claires bourrées d’espoir, lessivé par la réalité. Dure, réalité. j'ai besoin de cet argent. j'veux pas le faire, monter dans cette voiture, tu sais. j'ai juste.. pas l'choix. le besoin de justifier ses actes. Par honte. Par mépris de sois. Cette fille te donne un coup de frisson. Ton corps en alerte. Tu ne veux pas la laisser monter dans cette voiture. Pas avec lui. Ce connard. Tu ne sais pas de quoi il est capable, de viole. Violence. Corps retrouvé laissé, mutilé dans un caniveau. Aussi vulgairement qu’une vieille poupée à jeter. Elle ne se rend pas compte. Inconsciente de ce qui l’entoure. De ce qui l’attend. Tu ne la laisseras pas. Pas elle, pas cette fois. Encore. Merde. Tu sers tes poings. Réflexion. Berné par ton instinct. Tu fais rapidement le tour du bolide pour rentrer place conducteur. Un signe de tête pour l’encourager à se dépêcher de monter à son tour. Il est loin. Suffisamment écarté pour remarquer que sa voiture se fait prendre en otage. Attaches-toi. C’est un ordre. Rapide. Sur un ton sec, elle doit le faire. Elle doit s’attacher. Tu ne veux pas laisser paraître la peur à côté de toi. Tu la sens. Cette odeur d’angoisse te frétille contre les narines. Fais-moi confiance d’accord. Pas le choix, aveugle envers toi. Son seul espoir ce soir. Son sauveur, une deuxième fois. Tu démarres, le moteur qui vitre sous les sièges. La pédale sensible sous ton pied. Aguicheuse. U bruit de ronflement, le paysage qui défile. Les yeux rivés sur les vitres teintées de noir. Rapidement un chemin se fraye à travers la foule. Un arrêt net, à côté de ce type. Celui qui la voulait, elle. La vitre baissée, suffisamment pour laisser apparaître ton visage provocateur. Un sourire fin sur les lèvres. Un regard franc. Tu m’devais du fric, j’prends la fille, la voiture. Deal. Vous êtes quitte. Il acquiesce sans chercher à répondre. Tu as raison, il le sait.  Moteur en marche, voiture sensible. L’essence chauffe pour ressortir du grand parking, rejoindre la route. Les rues. New York. Back to reality. Tu adresses un regard furtif vers la blondinette. Si fine dans ce siège de grand. Si innocente de cette caisse à grosse carrure. On a toujours le choix. Tu fais juste pas les bons.


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Sautons d'un pont. Faisons les oiseaux puis tombons dans l'eau. Laissons le courant nous faire dériver. Laissons nous couler. Laissons nos poumons se vider de leur oxygène, qu'ils puissent se remplir d'eau. Ne remontons pas à la surface. Ne reprenons pas d'air. Fermons les yeux. Laissons nos larmes se mélanger à l'eau. Disons adieu au monde. Laissons-nous juste mourir.
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(#) Dim 28 Fév - 0:36


metal n' dust
arthur & mia
elle est perdue la gamine. loin d'un monde bien, fait pour les gens biens. ouais, elle est trop loin de chez elle. elle devrait pas être là, ce soir. à vendre son corps, pour s'payer des études, un avenir. elle devrait pas vivre cette vie là, ce cauchemar là. ça devrait pas être sa vie. pas elle. pas la fille douce, aux cheveux d'or. au regard qui peut soigner la peine du monde entier, au regard bienveillance. elle s'est trompée de chemin. à avancer, ici, dans la crasse. dans la noirceur du monde des hommes. aux vices, trop violents, trop effrayants. le pire, c'est qu'elle est trop naïve. elle fonce, sans se poser de questions. sans penser sur qui elle pourrait tomber, ici bas. lui, il a l'air de savoir. ce brun, regard cristallin. regard azur, glacier enfoui. il semble s'y heurter tous les jours, à la crasse. elle le trouve beau. attirant. elle le craint, étrangement. c'est peut-être son regard dur qui se pose sur son visage, son ton accusateur, qui frappe son corps dénudé. c'est peut-être ça. ou, peut-être que mia, elle craint naturellement, désormais. sans plus réfléchir, elle a peur. tout le temps. de tout le monde. et paradoxalement, elle est attirée par tout le monde. persuadée que dans l'fond, tout le monde est bon. que lui, c'est une bonne personne. après tout, il l'a déjà prouvé. raccompagnée, la gazelle échouée, un soir froid et gris. un peu comme celui-là. sauf que ce soir, son c'est son destin. son boulot, plutôt. satisfaire l'homme au regard prédateur. c'est pour ça qu'elle est payée, après tout. c'est une catin, mia. dans l'fond, elle l'accepte pas vraiment. alors elle baisse les yeux quand elle annonce le prix. qui semble beaucoup pour elle. qui va permettre de payer suffisamment de choses. tout ça, en une soirée. pour elle, c'est beaucoup. gosse des rues, après tout. lui, il soupire. elle pensait qu'il allait rire, sourire. mais non, il soupire. elle relève à peine les yeux vers lui, pour, à peine, effleurer l'océan du sien. ses yeux bleus, profonds. perdus. effrayés, surtout. elle est paumée, elle n'sent plus que la peur, mia. la frayeur, de savoir que c'est qu'une proie, mais d'ne pas savoir quand elle va être achevée. elle se sous-estime. ça fait naître un sourire sur les lèvres de mia. sourire franc, naturel, sur ses lèvres carmin. sourire douceur, sourire guérison. sourire impasse. c'est pas elle qui décide, c'est qu'un bout de viande qu'on monnaie. une proie que l'on cède au plus offrant, après tout. c'est pas elle qui décide, jamais. fierté arrachée, dignité envolée. c'est pas moi qui décide combien je vaut.. toi, t'acceptes juste, hein mia. dans le fond, la gamine, elle est convaincue que c'est ce qu'elle vaut. ici bas. c'est le prix qu'on paie pour son corps. son âme. la détruire ou l'aimer. la frapper ou la désirer. c'est pareil. le même prix. elle hausse les épaules, elle accepte. elle a toujours accepté, mia. toujours. opiner d'la tête et garder les yeux baissés. même si ce soir, elle veut pas. elle voudrait avoir assez de courage pour se rebeller, dire non. refuser. mais c'est pas le cas. elle est pas assez forte. jamais. depuis toujours, la plus faible. ses yeux soutiennent les siens, ça fait grimper son rythme cardiaque. ça fait rosir c'est joue. c'est con, on dirait une adolescente. mais c'est comme ça, c'est mia. elle se justifie, parce que c'est comme ça. elle veut pas qu'il la voit comme ça. sans savoir pourquoi, elle veut pas. qu'il la regarde, comme on regarde un chien errant, maigre et battu. elle veut, pas de ce regard. pas de son regard. elle est presque, désolée, la main sur la poignée. elle veut pas, elle a juste peur. juste une gamine paumée. sauf qu'il réagit. elle comprend pas, pourquoi il fait le tour. grimpe dans la voiture. lui ordonne, d'un geste de la tête, à faire pareil. le cœur tremblant, les mains fébriles, elle s’exécute. prend place, à ses côtés, dans la voiture. le bolide. cercueil sur roues. sa voix résonne, heurte sa peau. ordre sec. un ordre. elle bronche pas, elle fait. elle s’exécute quand il lui dit de s'attacher. elle n'sait pas ce qu'il fait. elle devrait l'en empêcher, faire quelque chose. mais elle peut pas, figée, la gosse. les mains qui tremblent, frisson. sueur glacial dans sa nuque. bouche sèche et les prunelles qui dansent. lui faire confiance. respirer. tout va bien se passer. le moteur ronfle, l'engin démarre. elle a son regard, azur, fixé sur lui. elle le trouve beau. attirant. enfin non, plutôt effrayant. comme si lui aussi, n'était qu'un prédateur. elle retient son souffle, quand la voiture s'arrête devant son client. il n'lui adresse pas un regard. objet. c'est tout. deal conclu, son corps, la bagnole contre une dette effacée. elle reprend son souffle, respire lentement. la peur dans ses veines, puissante. mais qui fuit son organisme, lentement. retour au calme, à peine. le corps encore tendu, alors qu'ils s'éloigne. elle ose rien dire. pas l'regarder. pas parler. pas bouger. comme si elle attendait qu'il lui dise quoi faire. elle est dépendante, dans l'fond, mia. y'a toujours le choix, c'est elle qui se plante. elle qui prend les mauvais. la voiture roule. mia, elle s'apaise un peu. un peu perdue. un peu tremblante, encore. encore là dehors, avec eux. elle sent son regard sur elle. elle sent, la glace de ses prunelles sur elle. corps frêle, corps battu. abimé par la vie et la rue. merci... du bout des lèvres, soufflé. à peine sorti de sa bouche. la voix qui hésite, brouillée. non, c'est faux. j'ai pas le choix, j'ai besoin d'argent.. c'est tout. sa voix est douce, dans la voiture qui roule. ses yeux rivés sur ses cuisses nues. ouais, t'as pas le choix. études à payer. loyer à payer. ace à s'occuper. c'est comme ça, tu dois gérer. faire avec. t'adapter. ça serait quoi, le bon choix, sinon ? elle le regarde, farouchement. elle observe son visage. ses traits, tirés. l'angle de sa mâchoire. ses lèvres. son cou. les muscles devinés, vaguement imaginés. elle ose pas vraiment le regarder, comme si c'était mal. comme si tout ça l'était, de toute façon. pourquoi tu fais ça, m'aider ? elle demande, un fin sourire sur ses lèvres. ses yeux qui brillent. étincelle de vie, si fine. discrète et rare. elle se demande, pourquoi aider une fille comme elle. une tapin. trop jeune, trop paumée. à la dignité oubliée. au corps déjà fatigué, usé par les regards vicieux et les mains désireuses. pourquoi.

electric bird.

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nous fûmes le futur, nous fûmes grandeur. nous sommes oubli, nous sommes douleur.

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