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 just once try to wrap your little brain around my feelings (st-louis²)

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Oxalie M. St-Louis
Oxalie M. St-Louis
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ça arrive yves :moche:
(#) Lun 4 Jan - 15:11





just once try to wrap your little brain around my feelings
Ça te fait chier, mais alors royalement chier. T'essaie de garder un minimum de calme histoire de ne pas péter une durite dans l'appartement et avoir des bouts de ta cervelle qui glissent contre les vitres, mais... arg ! Ce meuble te brise carrément toute entière, tellement que t'es presque prête à appeler à l'aide -ou à crier comme une vache dans tout l'appartement pour que l'autre bouge ses fesses, mais évidemment ta colocataire n'est jamais là quand elle peut servir à quelque chose. Tu laisses un long soupire s'emparer de toute ton âme, puis te laisse glisser doucement contre le mur, balançant les dernières pièces dans ta main à travers la pièce. Tu détestes ces putains de suédois et leurs meubles de merde. Voilà, t'as envie de crier ça par la fenêtre, mais ce serait stupide de te foutre dans un tel état pour un meuble. Une armoire. Non, mais sérieux, pourquoi encore une armoire ? Comme si vous aviez de la place pour faire un méga dressing. Non mais madame veut échanger vos armoires. Tu soupires une nouvelle fois, de désespoir, avant de prendre ton téléphone. Tu n'en reviens pas toi même, mais... tu vas appeler ton frère à l'aide. Tu dois vraiment être au bout de ta vie pour l'appeler, on va pas dire qu'il se foule pour prendre de tes nouvelles. M'enfin, c'est ton frère, et puis t'as pas franchement envie de te coltiner le rangement de l'appart toute seule, il faut bien que ça serve à quelque chose d'avoir des gros bras. Tu portes le téléphone à ton oreille et tu te surprends à être un peu... nerveuse ? Ouaip, c'est débile de se sentir comme ça alors que c'est ton frère que t'appelle. Soit. Plus le temps de réfléchir que t'entends le son de sa voix. Il a une voix vraiment minable au téléphone, mais tu te retiens de lui dire, parce qu'après ça risque d'être plus compliqué de le convaincre de venir faire le sale boulot chez toi. Finalement la pilule est assez bien passée et a eu un effet rapide. T'es un peu surprise du "ok" un peu trop facile d'Az', mais contente, un peu. Ça fait bien longtemps -presque une éternité pour toi- que tu n'as pas réellement eu de 'moment' frère/sœur. C'est un peu niais dit comme ça, complètement niais même, mais c'est vrai. Le comble c'est que vous vivez dans la même ville et que vous êtes dans la même université, bien que celle-ci soit grande, vous n'êtes jamais loin l'un de l'autre et pourtant vous n'avez jamais été aussi... éloigné ? Enfin, pas le temps, ni l'envie de t'enterrer dans des sentiments inutiles.

T'es toujours, cul posé contre le sol, dos contre le mur, perdu dans un désespoir profond. Tu ne lâches pas ce meuble, enfin ces espèces de bout de bois et des vis éparpillés sur le sol, au plein milieu du salon, des yeux, avec une envie de tout envoyer valser par la fenêtre. Tu détestes le bricolage, tu détestes les meubles et tu détestes ces notices écrites en chinois. Tu détestes Ikéa, c'est officiel. La prochaine fois que l'autre veut s'offrir un truc qui franchement n'était pas indispensable, elle ira se faire voir. Tu te fais rapidement tirer de tes pensées par un bruit venant de l'entrée. Vu qu'il n'y a pas beaucoup de passage par ici, tu doutes que ce soit quelqu'un d'autre qu'Az, alors tu ne prends pas la peine de de lever pour aller ouvrir, il est grand, il peut se démerder. C'est ouvert. Dis-tu avec une voix un peu faible. Tu cales ta tête contre le mur en attendant de voir ton grand-frère faire son apparition dans l'appartement en total bordel. (bordelouuuuu) C'est pas franchement ton genre d'être bordélique, au contraire, tu te sens terriblement mal quand tout n'est pas à sa place, mais tout de suite maintenant tu n'as juste pas le courage. Une minute de plus et j'aurais foutu le feu à toutes ses planches débiles. Tu affiches une légère moue sur ton visage en fuyant le regard d'Az'. Chaque chose en son temps.

acidbrain

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Anonymous
Invité
Invité
(#) Mer 6 Jan - 11:52

La sonnerie du téléphone retentit dans ma chambre, faisant écho sur chaque partie des murs. J’agitais les mains dans tous les sens, soulevant à la vitesse de l’éclair les partitions se trouvant sur le lit, à la recherche de la machine afin que je puisse répondre à l’appel entrant. La sonnerie m’avait en quelques sortes délivré de ces fichues notes de musique qui me prenaient la tête depuis de longues minutes. Oui, nous devions tenter une composition personnelle, selon le management, afin de prouver nos talents de musiciens, et sûrement pour atténuer le fait que nous étions un groupe composé d’hommes, plus communément appelé boysband. Un sourire s’était étiré sur mes lèvres lorsque j’attrapai enfin le téléphone portable, mais aussitôt je pris connaissance de mon interlocuteur, mon visage se transforma, laissant apparaître des traits anxieux et confus. Ma sœur, Oxalie. C’était elle qui essayait de m’appeler. Ce qui pouvait être totalement banal pour la moitié de la planète, ne l’était absolument pas pour moi. Nos conversations étaient généralement courtes, et lorsqu’elle avait besoin d’un papier administratif ou dans ce genre, elle me laissait simplement un message, clair, net, et pratiquement sans sentiment de sympathie. Nous ne nous détestions pas, loin de là, mais le temps nous avait éloigné, le temps et la vie plus exactement. Parce que tout n’était plus comme avant depuis la mort d’Ohara, l’air avait changé de goût. En quelques secondes, l’inquiétude monta, quelque chose de grave lui était peut-être arrivée. La première chose qui me vint en tête, était le fait de la perdre, à l’instar de notre sœur. Son sentiment me dégoûta au plus profond de mon être, tandis que je portai le téléphone à mon oreille. Sa voix me détendit étrangement, comme un soudain bien-être qu’elle exerçait sur moi. L’atmosphère de la conversation était étrange, mais le fait de savoir qu’elle se portait correctement me rassura. Quelques banalités figèrent la discussion, jusqu’à ce qu’elle me demande de la rejoindre chez elle. Et quelques secondes après, elle s’empressa de m’expliquer qu’elle devait monter un meuble, fraîchement acheté. Étais-je dans un bon jour, ou était-ce simplement l’énervement que j’accordais actuellement aux notes de musique qui me fit accepter sa proposition ? Je ne le savais pas, mais me voilà déjà sorti, bien dans mon jean, bien dans mes baskets, en direction de la station de bus afin de rejoindre son quartier, celui où se trouvait son appartement. Je ne savais pas comment appréhender ce début d’après-midi, après tout, j’allais simplement aider ma sœur à emboîter des pièces, alors pourquoi me posais-je autant de questions ? Après quelques minutes de trajet à travers Princeton, me voilà face à la porte de son logement, le poing cognant contre celle-ci, attestant de mon arrivée. Évidemment, je ne devais pas m’attendre à un accueil élogieux, puisque de sa voix de jeune femme, encore enfant dans mon esprit, Oxalie m’indiqua que la porte était d’ores et déjà ouverte. Je m’efforçais de sourire, pour ne pas paraître désagréable, la première image que l’on a lorsque l’on voyait une personne était très importante. Je poussai donc la porte, découvrant avec étonnement des planches, des chevilles et autres outils de bricolage, éparpillés dans le salon, avec ma jeune sœur sur le côté, prête à exploser au moindre mouvement de vis. Ses paroles ne firent que confirmer mes pensées, elle n’était vraiment pas encline à réaliser un meuble, seule. Bizarrement, vous ne vous disiez pas bonjour, comme si vos deux présences réunies suffisaient. Cela ne me dérangeait pas, après, elle voulait simplement que je l’aide à monter une armoire, rien de bien compliqué en somme. Je jetai instinctivement ma veste sur le rebord de son canapé, tandis que je me mis accroupi, attrapant la notice d’utilisation et de montage. « Alors comme ça on galère à monter un meuble ? » finis-je par dire, d’un ton un peu joueur essayant de détendre l’atmosphère. Effectivement, si vous restiez comme cela, le malaise durerait éternellement, et autant dire que l’après-midi se transformerait en cauchemar. Je pris soin de détailler chaque partie du montage, afin de comprendre ce qui m’attendait. « Oxi, est-ce que tu peux ramasser et trier toutes les vis, les chevilles, et ce qui va nous servir à monter ton meuble ? S’il-te-plait. » demandai-je, sereinement pour ne pas froisser ma sœur, accentuant sur la dernière locution pour lui faire comprendre que je n’étais pas venu avec des intentions belliqueuses. Je me levai alors, afin de récupérer les différentes planches et les trier par taille, afin de faciliter la suite du processus. Le silence était roi, et pourtant, je ne pus m’empêcher d’ouvrir la bouche pour lancer une phrase, une question, qui ferait peut-être l’effet d’une bombe. « Et sinon, comment ça va les cours ? Tu te plais ici ? »
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ça arrive yves :moche:
(#) Mer 6 Jan - 18:43





just once try to wrap your little brain around my feelings
Tu ne sais pas réellement à quoi t'attendre. Ok, tu n'invites ton frère que pour qu'il te vienne en aide avec ce meuble totalement débile -et d'ailleurs il va surement se faire un malin plaisir de te taquiner sur le fait que tu ne sais pas monter un meuble toute seule, et peut-être même que ça aurait un rapport avec ta blondeur, tss-, mais on ne sait jamais. Tu le connais assez bien, et tu te connais également, pour savoir que tout peut changer en une fraction de secondes, et l'ambiance calme, voire complètement morte, peut devenir électrique. Enfin, non. Non, vous allez monter ce meuble et c'est tout, tu le décides. Tu n'es clairement pas d'humeur à te prendre une gueulante avec Az, ou même à te foutre en colère, c'est bon t'as eu ta dose. Le mot le plus juste serait "détendue", ouais détends-toi, be cool, prends un coca. Certes ça ne se voit pas à cause de cette putain d'armoire, mais, voilà, l'important c'est de bien respirer et de prendre quelques secondes pour réfléchir avant de l'ouvrir. Tu sais que tu peux le faire, même si t'es très impulsive, puis de toute manière tu n'as pas le choix. Aujourd'hui tu as besoin d'un coup de main, et on ne va pas dire que tu as beaucoup de personnes dans tes contacts sur lesquels tu peux compter, et malgré le fait qu'avec Az' c'est plus qu'étrange, il reste la personne sur laquelle tu peux compter. Au téléphone, tu ne prends même pas la peine de lui demander si tu le déranges, s'il est occupé avec cette connerie de boysband ou un truc dans le genre. Tu trouves cette idée de boysband totalement ringarde, sérieusement c'est clairement dépassé, mais si ça leur plait... tant mieux pour eux, tu n'as plus qu'à la fermer et "soutenir" ton frère dans ce projet. Qui sait ? Peut-être que sur un mal entendu ça peut marcher, qu'ils deviendront célèbres et riches. Haha, non, tu n'y crois pas une seconde. Tu gardes cette pensée secrète, on t'a toujours appris à ne pas briser les espoirs des gens parce qu'après tout l'espoir fait vivre, encore moins quand il s'agit de ton frère. Enfin, il faut bien avouer que tu n'as jamais vraiment pris le temps pour t'intéresser à ce délire de groupe de mecs, t'as des trucs clairement plus importants à faire de ta vie que de fangirliser comme une ado attardée de 13 ans et demie. Tu lèves les yeux au ciel en pensant à ça, te traitant intérieurement de mauvaise sœur. T'es une sœur merdique, ce n'est pas un scoop, tu ne l'as jamais été contrairement à Ohara, mais un jour peut-être tu t'intéresseras à sa 'musique'. Tu soupires, avec une pointe de tristesse quand tu te mets à penser à Ohara, ce qui continue à creuser un méga trou dans ta poitrine. Elle te manque, bordel, énormément. Tu donnerais tout ce que tu as pour qu'elle soit avec toi, sérieux, tu serais prête à tout pour avoir juste une seconde supplémentaire avec elle. Bon, non, ne commence pas à penser à elle parce que tu sais comment ça se finir. Puis Az débarque de toute manière. Rien que son arrivée dans la pièce fait bondir ton cœur, c'est con quand même, tellement que tu n'oses presque pas prendre la parole, d'ailleurs il peut encore se brosser pour avoir un 'bonjour', mais à force il est habitué. Alors comme ça on galère à monter un meuble ? Tu poses tes yeux sur Az et restes figée peut-être... une poignée de secondes, mais c'est flippant ug. Tu feins un sourire. Comme tu peux l'voir. J'ai jamais vraiment été très manuelle. Oui, bon, le bricolage ce n'est clairement pas ta tasse de thé, tu n'as surement pas la patience adéquate pour assembler tous ces... trucs. Tu fais confiance à Az pour te débarrasser de ça, le laisse prendre les commandes et même te commander, toi. Ce n'est pas avec plaisir que tu "exécutes" les ordres de big St-Louis, même si tu ne sais pas à quoi ressemble une cheville. Tu fronces les sourcils, très peu sûre de ce que tu étais en train de fabriquer. Tu fini quand même par faire le travail, assez assidue, même si dans ton idéal ton frère se démerdait un peu tout seul, mais bon, tu ne vas pas pousser le bouchon trop loin non plus. Tu n'oses pas vraiment parler, tu ne sais pas quoi lui dire, de quoi lui parler, vous avez clairement perdu toute complicité et communication, même si parfois vous n'avez pas réellement besoin de mots pour vous comprendre. Putain, votre relation craint vraiment. C'est lui qui décide de briser le silence dans l'appartement en te posant une question qui te laisse un peu perplexe. Dans un premier temps t'as envie de lui balancer l'une de tes phrases tranchantes dont toi seule à le secret en lui disant que la vie ici c'est franchement merdique et qu'il serait au courant s'il se préoccupait un peu moins de sa petite personne, mais tu te souviens "respires et réfléchis quelques secondes avant de parler". Ok, Oxi, zen. Tu prends une grande respiration comme pour oxygéner ton cerveau et laisser les mauvaises pensées s'envoler. Ça craint, mais je m'y fait. ... oui bon, euh, on ne peut pas totalement réussir dès le premier essai. Tu aimes tes études, c'est déjà un bon point. Tu regardes un peu la suite pour le montage du meuble sans réellement comprendre par quoi tu devais commencer. Et toi ? J'imagine que tu dois être pas mal occupé. Une pointe de rancœur ? Ouais, mais subtile. Tu restes les yeux rivés sur toutes les pièces différentes de ce meuble pourtant "facile à assembler". Tu parles, c'est de l'arnaque ouais. Puis quand tu penses à tout l'après assemblage, tu déprimes. Parce que ouais, c'est le bordel dans le salon, mais il n'a pas encore vu l'état de ta chambre avec toutes les fringues sur ton lit. Tu vas avoir le plaisir de ranger tout ça dans ta nouvelle armoire pendant toute la soirée, youhou. Mais, attends, ça va pas là c'truc. Chassez le naturel il revient au galop, t'es obligée de prendre les choses en main, comme à chaque fois, rah. C'est pas à l'envers ? Tu prends un peu de recul pour avoir une vue générale des quelques pièces montées. Mouais, t'es pas convaincue.

acidbrain

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Invité
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(#) Dim 31 Jan - 14:06

Un meuble. Qui aurait pu prédire que nous allions nous retrouver, les St-Louis, face à une armoire Ikea qui n'attendait qu'à être montée ? Il n'y avait qu'Oxalie pour cela, elle et sa débrouillardise légendaire. Autant dire que son quotient de bricolage frôlait les zéro pourcent. Je n'allais pas non plus me vanter de cela, je n'étais pas un féru des vis et autres outils.  Il y a quelques années, ce moment aurait été propice aux taquineries, à la rigolade, à s'envoyer des petits pics pour voir qui allait s'énerver le premier. Ce jour-là, tout était différent. L'amertume parcourait l'air ambiant, une odeur désagréable de lourdeur. Nos âmes se déchiraient sans qu'on ne s'en rende compte. Le silence et le mensonge nous guidaient, peut-être pour nous protéger l'un de l'autre, mais il s'agissait bien évidemment d'un jeu dangereux. Qui sait, la vie serait peut-être plus simple si je lui avouais ce que mon coeur emprisonnait. Peut-être qu'à partir de cet aveu le monde ne deviendrait que noirceur et chaos. Je ne voulais pas penser à ces choses là, broyer du noir n'était pas la bonne solution, que tirer la corde ne ferait que la faire lâcher plus rapidement. Il était possible que la situation dégénère, que les larmes coulent sans retenue. Nous n'étions pas là pour ça. Je respirais, profondément, et afin de soulager mes nerfs qui ne cessaient de lancer des signaux de détresse. En m'appelant, je pouvais ressentir le fait qu'Oxalie attendait des choses de ma part, que malgré les tensions, elle savait qu'elle pouvait compter pour moi, et c'était sûrement la chose la plus importante que je devais savoir à ce moment là. Elle pouvait compter sur moi, et je pouvais compter sur elle, il n'y avait pas de doute là-dessus. La mort nous avait séparé, mais nos coeurs restaient liés. C'était ça être un St-Louis, c'était ça de vivre. Nous faisions nos vies, chacun de notre côté, se souciant de l'autre par la pensée. Parfois quelques appels, histoire de faire semblant, et de se donner des nouvelles. En réalité, je ne connaissais pas sa nouvelle histoire, ce qu'elle faisait ici, comment elle allait. Pourtant, je lui demandais toujours comment elle allait, mais nos réponses étaient déjà établies. Rien d'inquiétant. Ma soeur était presque une inconnue, avec qui je partageais un lien indestructible. D'ailleurs, elle ne m'avait pas parlé de mon projet actuel, cette histoire de groupe de musique ne semblait pas l'atteindre, ou tout du moins, elle se passait de commentaires. À quoi bon l'ennuyer avec des choses qui pour elle, seraient des stupidités. Nous n'arrivions pas à exprimer nos sentiments envers notre défunte soeur, une chose qui nous liera pour l'éternité, alors à quoi bon s'attarder sur des futilités quotidiennes. Dès mon entrée dans son appartement, sa voix me transperça les tympans, comme un souvenir lointain que j'essayais tant bien que mal d'oublier. Un soupir en l'entendant se plaindre qu'elle n'était pas manuelle. Au moins, elle ne se voilait pas la face, et après un moment désespéré, un petit rire s'échappa de mes lèvres, très vite accompagné par des paroles au destin incertain. « J'espère pour toi que tu es bonne dans autre chose.  »  lançai-je sans savoir si cela allait impacter l'humeur de ma soeur. Enfin, les choses sérieuses commençaient, nous entrâmes dans les dédales de la construction, entre les planches et les vis, et Oxalie ne semblait pas dans son élément à en voir ses yeux globuleux qui ressortaient de leurs orbites. L'envie n'était sûrement pas au rendez-vous pour elle, mais ce n'était pas pour autant qu'elle rechignait. Peut-être avait-elle peur que je parte en cours de route si elle m'énervait ? Peut-être. Alors, on assemblait, chacun de notre côté, comme on le pouvait, en suivant les règles de l'art du bricolage. On ne parlait pas, le silence étant roi dans ce modeste appartement. Et puis, la parole revient, des banalités qui font aussi peur que l'extraordinaire. Je la vois réfléchir, tourner sept fois sa langue dans sa bouche, avant de lâcher que la vie à Princeton craignait, et qu'elle n'avait pas le choix. Elle semblait hésiter pour le meuble, alors je n'attendis pas plus longtemps pour me mettre à ses côtés et lui indiquer le processus. Elle reprit ensuite la parole, me demandant comment ça se passait de mon côté, pensant que j'étais occupé. « Je m'en sors, ou tout du moins j'essaye. C'est ça, je suis occupé, les cours, le travail entre guillemets, ce n'est pas toujours simple. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre.  » finis-je par dire alors que ma moue devint plus triste à la fin de ma phrase. Ohara hantait mes pensées, elle me faisait frissonner à chaque instant où mon esprit rencontrait le sien. Oxalie pouvait penser que ma vie était plus simple que la sienne, que je n'avais pas perdu un jumeau. Le montage semblait stagner, la tâche était plus difficile que prévue. En tout cas, la base de l'armoire était montée, et à deux, on se complétait étrangement bien, mais il nous restait tout le rester à assembler. Toujours dans le silence car le vide était tout aussi inspirant. Enfin, pas pour longtemps, mon esprit me jouant des tours. « Tu remontes quand à la maison ? Enfin, je pensais, on pourrait retourner voir papa et maman ensemble non ?  » la questionnai-je avant de vite me remettre au travail, ayant un peu peur de la bombe que la blondinette allait lâcher. Sous le stress, je me relevai immédiatement, un peu hésitant sur ce qui allait suivre. « Tu ne veux pas faire une petite pause ?  »

spoiler hors rp:
 
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